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Ressources et actualités de l'anthropologie méditerranéenne  




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Paul Pascon
Capitalism and agriculture in the Haouz of Marrakesh
 
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La place Jamâa Lafna (Patrimoine de l'humanité)

En février 2011, à Marrakech, David Collin tendait son micro pour Babylone; à Abdelmajid Arrif, ethnologue marocain, chercheur à Aix-en-Provence (Maison méditerranéenne des sciences de l’homme), afin d’évoquer le patrimoine oral de la Place Jamâa Lafna, devenu en l'an 2000, patrimoine mondial de l'humanité sous l'égide de l'UNESCO.

La diffusion de cet entretien réalisé dans un restaurant de la place, prend aujourd'hui une signification particulière, quelques jours après l'attentat perpétré dans un café voisin, et qui a fait 17 morts.

Une triste coïncidence qui interroge, du coup, le poids symbolique visé dans cet acte terroriste : celui d'une culture ancestrale traditionnelle, porteuse d'échanges et de rencontres véritables, que de nombreux touristes du monde entier visitent, fascinés par ce lieu unique.

Précédant l'entretien d'Abdelmajid Arrif, celui de Mustapha Laarissa, professeur de philosophie à l'Université de Marrakech, rencontré en 2006 et en 2011 sur le même lieu, et qui fait le lien entre le lieu sacré (la Koutoubia) et le lieu profane que représente la place, entre deux hauts-lieux culturels et symboliques de Marrakech.

Une émission d’une heure de David Collin


Source : http://www.rsr.ch/#/espace-2/programmes/babylone/?date=10-05-2011

Bourses arabisantes année 2011-2012

Cet appel à candidatures s’inscrit dans le cadre de la politique générale menée par le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le développement de l’enseignement de l’arabe et le soutien de la recherche sur le monde arabe.

Il a pour objet d’assurer la formation linguistique d’étudiants se destinant à la recherche sur le monde arabe et/ou à l’enseignement de la langue arabe.  Pour l’année 2011-2012, sous réserve que la situation intérieure dans les trois pays concernés présente toutes les garanties nécessaires à un bon déroulement des formations, et à hauteur de l’enveloppe budgétaire qui pourra être allouée à ce programme, 32 bourses pourront être offertes pour une formation linguistique de 9 mois dans trois centres français du monde arabe dispensant une formation linguistique de perfectionnement et d’approfondissement en langue arabe.

- Département d’Enseignement de l’Arabe Contemporain (DEAC) – Le Caire – Égypte

- Institut Français du Proche Orient (IFPO) – Damas – Syrie

- Cellule pédagogique d’arabe du Service de Coopération et d’Action culturelle de l’Ambassade de France à Tunis – Tunisie.

 

Date Limite : 31 mai 2011 (cachet de la poste faisant foi)

 

Source : http://www.cnous.fr/_cnous_206.htm

Casablanca. Figures et scènes métropolitaines, PERALDI Michel et TOZY Mohamed (dir.)
 

PERALDI Michel et TOZY Mohamed (dir.), Casablanca. Figures et scènes métropolitaines, Ed. Karthala, Collection Hommes et Sociétés : Sciences économiques et politiques, Paris, 2011, 372 p.

Au début de l’année 2007, l’Université Hassan II Aïn Chock de Casablanca nous a donné la possibilité exceptionnelle de préfigurer ce qui devait devenir l’une des rares écoles doctorales de sciences sociales ouvertes au Maroc depuis les années de plomb. Nous réunissons alors, dans une très tonique absence d’académisme, des doctorants, enseignants, chercheurs, acteurs, journalistes et militants, autour de la vague ambition de donner un espace d’expression et de création aux sciences sociales, avec un penchant marqué pour l’anthropologie, telle qu’elle est pratiquée du côté des miniaturistes, façon Clifford Geertz. La référence (plus que la révérence) à l’École de Chicago s’est imposée aussitôt, moins parce qu’il s’agirait de l’ériger en courant ou tendance dont nous suivrions le modèle que comme moment créateur dans le processus de production du savoir et des compétences. L’objet commun apparaît alors comme conséquence de cette référence : la métropole, qui nous irradie de sa présence autant que par le silence académique dont elle est l’objet.

Métropole en effet, Casablanca le devient à une vitesse qui dépasse toutes les prévisions, toutes les projections, parce que, à l’identique des villes africaines ou américaines, elle est une ville en croissance exponentielle dans un dispositif urbain lui-même explosif.

Comme dans toute métropole, à Casablanca aussi les citadins sont d’anciens paysans venus des douars. Certes, à la différence de la Chicago de l’ère industrielle, Casablanca n’est pas faite de « migrants » venus de la lointaine Europe. Si les colons l’ont bâtie, les paysans l’ont peuplée et en quelque sorte réinventée. Voilà donc la question anthropologique : quel travail fait la ville sur ces paysans ? Comment fabrique-t-elle « du citadin » ? Comment se transmettent les compétences urbaines, les codes et les routines d’une urbanité réinventée ? Bref quels sens donner au chaos apparent ?

Élections au Maroc, entre partis et notables (2007-2009), sous la direction de Mohamed Tozy, Imprimerie Najah Al Jadida, 2010.


« L’expérience politique
marocaine actuelle ne peut pas être analysée sans rappeler le niveau de maturation réalisé préalablement pour réunir les deux conitions principales de tout changement politique : un pacte politique de non belligérance et un train de réformes constitutionnelles négocié qui met entre parenthèses la question du lieu de souveraineté.

Ainsi, on ne peut pas s’étonner que dans le cas du Maroc, les élections ne remplissent pas exactement les mêmes fonctions que dans les démocrates occidentales. La compétition étant circonscrite dans des espaces contrôlés qui ne débouchent qu’exceptionnellement sur le pouvoir effectif, les élections permettent juste une certaine circulation des élites en avalisant des processus de cooptation définie par la classe politique ou de plébisciter des hommes ou des projets sans possibilité réelle de choix.
Les résultats des élections sont souvent dissociés du processus lui-même dans la mesure où les suffrages ne sont pris en considération que comme un indicateur parmi d’autres. Le moment électoral est une parenthèse dans la vie politique qui s’avère intéressante pour l’observateur à cause de la liberté relative du jeu de rôles qui s’y déroule. L'organisation des élections ne peut pas être prise comme un indicateur de démocratisation. Les performances tribuniciennes permettent de consolider les effets de scène et rendre visible les protagonistes, indiquer les cheminements hypothétiques des projets politiques en concurrence en vue de séduire le « souverain », occupant unique de l’espace réel du pouvoir. »

Mohamed Kerrou : Hijab. Nouveaux voiles et espaces publics

 

Mohamed Kerrou, Hijâb : nouveaux voiles et espaces publics. Tunis : Cérès Editions, 204 p., 2010

4ème de couverture :

"Le nouveau voile est dans la rue, le café, l’école, le métro, les médias, au stade et sur la plage. Mode et coquetterie sont de mise : la voilée sort, se montre, se fait belle, séduit et se laisse tenter. Son comportement détonne. Il contrarie nos habitudes de pensée, échappe aux politiques, dérange les anciens et piège les modernes. Dans les pays musulmans comme partout ailleurs dans le monde, de nouveaux visages partagent notre quotidien. Ces femmes voilées, comment les  voir, les comprendre et en parler ? Comment interpréter leur  hijâb, ce symbole qui montre et dit plus qu’il ne cache et tait?
Tel qu’il s’affiche aujourd’hui, avec ses variantes et ses accessoires, le nouveau hijâb résulte d’un bricolage inédit qui rompt avec les pratiques traditionnelles. Il traduit, en même temps qu’il annonce, les changements de l’individu, de la société et de la culture. Son enjeu politique est la montée du pouvoir féminin dans les espaces publics. Sa portée économique est liée à la mondialisation des objets et des signes. Il symbolise et met  en scène, une identité plurielle.
À l’appui d’une nouvelle lecture du voile, l’esthétique, le ludique, le politique et l’économique sont, tour à tour, analysés puis progressivement croisés. La synthèse est percutante. Le texte, rigoureux et audacieux, s’attaque aux vraies questions et répond autant aux partisans qu’aux adversaires du voile."

"WHY NOT US TOO?"
1953 – Black and white - 27 minutes – English version

This is a simple story of the members of a peasant family in Sicily, who cannot communicate with their emigrant son, because they are unable to read or write. Their problem is solved once they start attending evening classes at the village school. This film was made during a campaign against illiteracy and was primarily designed for showing in Sicily and South Italy. After the end of the 2nd world war, the Italian Government undertook an extensive campaign against illiteracy in southern Italy – statistics from the 1930’s indicated 40% of illiteracy on Sicily, 46% in Lucania and 48% in Calabria. With the war, the problem became more difficult to solve than ever. UNESCO decided in 1952 to include the Italian National League for the Struggle Against Illiteracy among its Associated Projects in Fundamental Education, and provided information and expertise.

Source : http://www.unesco.org/new/en/media-services/multimedia/film-and-radio-collection/film-collection/ 
Prix Michel Seurat
APPEL A CANDIDATURES 2010
Les sociétés contemporaines du Proche-Orient ou du Maghreb
Le Prix Michel Seurat, d'un montant annuel de 20 000 €, a été institué par le CNRS en juin 1988 pour "honorer la mémoire de ce chercheur du CNRS, spécialiste des questions
islamiques, disparu dans des conditions tragiques. Ce pogramme vise à aider financièrement chaque année un jeune chercheur, ressortissant d’un pays européen ou d'un pays du Proche-Orient ou du Maghreb, contribuant ainsi à promouvoir connaissance réciproque et compréhension entre la société française et le monde arabe".
Le Prix Michel Seurat est ouvert aux titulaires d'un DEA (Diplôme d’études approfondies) ou d’un Master 2, ou d'un diplôme équivalent, âgés de moins de 35 ans révolus.
Le Prix Michel Seurat a pour vocation d’aider un jeune chercheur à multiplier les enquêtes sur le terrain, dans le cadre de la préparation de sa thèse. Les enquêtes doivent avoir lieu à l’étranger. La maîtrise de la langue du pays concerné est une condition impérative.

Date limite : 30 Novembre 2010
La part de l’œil. Une ethnologie du Maghreb de France

Touhami, Slimane. 2010. La part de l'œil. Une ethnologie du Maghreb de France Editions du CTHS, Paris

Cet ouvrage traduit le souci d’approcher l’expérience culturelle qui se tisse, jour après jour, dans le "Maghreb de France", cette diaspora née des vagues de migration du siècle dernier. A travers l’exemple de la relation à l’’aïn - l’œil, la fascination dans l’espace nord-africain, l’une des figures du malheur les plus couramment évoquées - il s’agit d’éclairer le lien entre des acteurs et une forme religieuse inscrite dans l’héritage culturel. Par un effort de recension des façons de faire et de penser, la démarche ethnographique permet d’accéder à un réel complexe, révélant, à l’heure du retour d’un culturalisme obtus, des modes d’expressions dynamiques ouverts au changement.

Saisir la place de l’’aïn en France, c’est nécessairement interroger des femmes qui s’imposent comme celles qui portent et mettent en pratique les savoirs. S’il renseigne sur les rôles féminins en exil, l’œil rend également compte d’autres aspects du quotidien des migrants et de leurs enfants. L’évocation du maléfice ouvre une lucarne sur le religieux, la parenté, la jeunesse et l’identité tels qu’ils se redéfinissent par-delà la mer. Ainsi s’esquissent, à travers la référence au regard mauvais, les contours d’une présence qui cultive sa part de singularité tout en participant à faire France.

Slimane Touhami est docteur de l’EHESS et chercheur associé au Centre d’anthropologie sociale (CAS-LISST-Université  Toulouse le Mirail). Ses recherches actuelles portent sur les relations entre mémoire et ethnicité chez les héritiers de l'exil maghrébin; ou comment naissent et se manifestent des modes d'être singuliers qui articulent les références.

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© Adam ~ 2009